Satch Brzak, artiste new-yorkais de père tchèque et de mère bretonne, présente ses peintures et sculptures dans son local ensorceleur aux Ateliers de la Côte. Des oeuvres qui retracent l’important travail créatif et complexe de cet artiste autodidacte talentueux.

 

Son histoire

Né dans le Queens, Satch y a vécu ses 22 premières années. Il a volé de ses propres ailes, a quitté le lit parental et a atterrit à Genève en 1970 où il commence ses études en science-politique. «C’était plus cosy que le Queens», raconte-t-il en riant. Sa première exposition en 1968 constitue le début d’une longue série qui l’emmène des Etats-Unis en Europe dans des villes telles que Vienne, Paris ou Genève. Cela fait longtemps que Satch Brzak a mis la priorité sur son travail artistique en endossant le rôle d’homme au foyer, ce qui lui a permis de se consacrer à sa passion et à sa vie familiale. Satch n’a jamais fait d’études en arts. «A la maison, nous n’avions pas la TV. Alors, je me réfugiais au sous-sol pour travailler».

 

Des formes naturelles et harmonieuses

Pour Satch, en sculpture, la ligne compte avant toute autre chose. Après avoir travaillé pour les nations unies et avoir été aux premières loges de certains conflits, il représente dans ses œuvres la douceur de la vie vis-à-vis de la cruauté humaine. Des formes pures et harmonieuses, sensuelles et féminines, toutes en courbes et en rondeurs, dans laquelle les jeux de lumières soulignent les lignes de force.

 

Des cours d’initiation sur béton cellulaire

Sa matière fétiche ? Le béton cellulaire. Ce matériau offre toutes les perspectives relatives à la taille sur pierre, mais en plus léger, plus facile, et permet des résultats saisissants. Quand il débute une sculpture en béton cellulaire, une idée de départ trotte toujours dans sa tête. La difficulté dans tout ça est d’imaginer quelle forme, dans quel angle, de quel côté et dans quel sens. «La 3D, c’est complexe. Il faut l’avoir compris et imaginé pour assimiler l’ambiguïté. Mais avec de l’aide, tout le monde peut y arriver», explique Satch.

 

Un homme polyvalent

Le sculpteur travaille aussi le bois, la pierre, la terre, le plâtre et même le bronze. Après avoir effectué le premier modèle, il l’envoie ensuite à la fonderie. Sorti du moule, la forme est quelque peu grotesque. Il lui faudra des semaines pour polir le bronze afin d’obtenir une surface parfaitement lisse et brillante.

 

Sculpture, peinture, collage, huile, aquarelle, crayons, … Le new-yorkais est doté d’une grande inspiration diversifiée et d’une imagination créative hors du commun. Découvrez ses techniques de confection dans son atelier à Etoy.