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Flash sur la sérigraphie du LAC

>>>Flash sur la sérigraphie du LAC

Avant de s’établir aux Ateliers de la Côte, Rebecca Klobucher a empli ses bagages de différentes destinations, formations mais aussi expériences, bonnes comme plus compliquées. Pourtant, on comprend dans son travail, tout comme dans son discours, que ce sont ces histoires qui font la richesse de l’artiste.
Originaire des Etats-Unis, elle vit son enfance dans un climat où discriminations raciales et économiques ainsi que violence et précarité sont des réalités du quotidien. Poursuivant tout d’abord une carrière fructueuse dans le design, elle décide de rejoindre une école de Beaux-Arts, où elle entre sans aucune formation, uniquement par la force de volonté. Elle apprend alors la sérigraphie, non pas par réel intérêt mais par besoin. Ayant des moyens modestes, elle ne peut pas se permettre de payer l’impression en séries de ses travaux. Elle est également victime de la stigmatisation de l’artiste, vu en tant que causeur de troubles et de dommages. Durant cette période, elle décide de mettre sa créativité au service de la communauté, pour rapprocher les individus des autres en mélangeant les communautés, afin d’en former une seule basée sur le partage.
En se basant sur cette notion d’échange, elle se créée une identité artistique forte, basée sur l’entraide, l’humain et surtout le changement. Ses œuvres sont des modules, destinés à être intervertis, modifiés, personnalisés, sur la durée et dans l’espace. En mêlant sérigraphie, peinture, calligraphie, elle crée un réseau, tisse des liens, noue des rapports, entre individus et entre disciplines. En empruntant les travaux de ses confrères, elle propose une discussion visuelle entre les arts, un partenariat.
Pour elle, l’art ne doit pas se limiter à un lieu, un moment, un nom : il est destiné à tous, il est vivant. Il peut et doit être exprimé sans contrainte. L’œuvre n’est pas l’art, elle en est sa finalité. C’est l’histoire qui se trouve derrière l’objet qui importe.

2019-01-09T15:45:09+00:00