Une activité artistique originale à découvrir aux Ateliers de la Côte.

Daniel Margot de l’atelier Kaeschperli préfère s’identifier à un artisan d’art plutôt qu’à se qualifier d’artiste.

L’ORIGINE D’UN MASQUE DE CARNAVAL

À l’origine du masque de carnaval, il y a une grande réflexion de la part du créateur qui doit interpréter les souhaits de ses commanditaires, principalement clique de carnaval ou Guggen musik. Il doit imaginer un masque en s’inspirant de sujets comme l’actualité locale ou mondiale. Pour Daniel Margot, il est primordial de sortir des sentiers battus, d’innover sans cesse. Rester inédit en s’aidant de technologies inattendues, comme les masques éclairés à l’aide d’ampoules LED.

Cette immense qualité créative alliée à la parfaite maîtrise des matières de fabrication des masques de carnaval font que Daniel Margot est bel et bien un véritable artiste, utilisant la technique des artisans fabricants de masque que l’on appelle « Larvenmacher ».

L’HISTOIRE DU CRÉATEUR

Tout petit déjà, il participait à l’activité familiale de fabrication de masques de carnaval à La Chaux-de-Fonds. Entre 1982 et 2008, il a lui-même créé 1500 modèles de masques, essentiellement pour le carnaval de Bâle qui a lieu chaque année entre le 13 février et le 13 mars.
Saviez-vous que le Carnaval de Bâle a autant d’importance sociale et culturelle que la Fête des Vignerons qui a lieu tous les 25 ans ?

 

LA FABRICATION DES MASQUES

Les grands ateliers de Bâle travaillent en synergie depuis le mois de mai jusqu’à la date du Carnaval ! peintres, musiciens, écrivains, acteurs, comédiens, costumiers et fabricants de masques fourmillent d’idées et se renouvellent chaque année. Les 450 cliques commandent un nouveau masque pour chacun de ses membres ! Le design et le thème du masque sont gardés secret, ce qui explique pourquoi la vitrine de Daniel Margot est fermée aux curieux pendant la période cruciale entre septembre et mars !

Les étapes de la fabrication d’un masque, selon l’Atelier Kaeschperli passent par le modelage de la terre en premier pour obtenir la forme en silicone qui lui permettra la production en polyuréthane en petites séries de 6 à 20 pièces. Chaque masque est ensuite adapté sur mesure et peint à la main. Le thème du masque reflète un peu de l’histoire de la ville de Bâle ou de l’actualité mondiale.

Mais, la manufacture de Daniel Margot ne se limite pas qu’au célèbre accessoire de carnaval. Grâce à son procédé de fabrication, le créateur souhaite également reproduire des œuvres sculptées en petites séries, à la manière d’un fondeur avec le bronze. Il entend également faire des démonstrations lors de visites de groupes.